Cette opération est essentielle dans la réussite d'un patchwork : en effet il est essentiel de bien lier les 3 parties ( top, molleton et doublure) par un bâti assez rapproché (tous les 10 cm environ) sans faire aucun pli sur l'envers pour un beau résultat final : aussi net à l'envers qu'à l'endroit.

le top bien repassé est étalé à même le sol et soigneusement scotché, on étale le molleton qui a été mis à plat au moins la veille (il est vendu roulé et comprimé) puis le top, molleton et doublure dépassent du top de 10 cm pour une manipulation aisée.

Quand j'ai réalisé ma première grande courtepointe

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, il nous a fallu 2 fois 2 heures à deux, pour réaliser le bâti au fil et à l'aiguille : un peu fastidieux et douloureux pour les articulations. Il faut commencer au centre et s'étendre en étoile vers les 4 coins : long mais efficace.

Cette fois, j'ai commencé par rater l'opération en utilisant une doublure piécée que j'avais réalisée trop vite et qui gondolait : résultat = tout à démonter et achat d'une doublure grande largeur, c'est à dire d'un seul tenant. Pour ne pas avoir de mauvaise surprise (déteinte et rétrécissement) je l'ai lavée deux fois à la machine avant de l'utiliser.

Heureusement j'essayais une nouvelle technique pour bâtir : celle du pistolet à agrafes.

Naturellement il s'agit d'un outil spécial textile qui projette de très fines agrafes, noires ou blanches, à travers les trois épaisseurs de tissu. Il y a un petit coup de main à prendre, et ensuite ça va vite, un vrai bonheur.

Une agrafe tous les 10 cm en tous sens me parait bien. 

Il faut se munir d'une recharge d'agrafes neuve pour être sur d'aller jusqu'au bout et travailler de la même façon en partant du centre pour éviter d'éventuels plis sur la doublure.

Si vous êtes interessés par le pistolet à agrafes, il se trouve facilement sur le net dans des sites de mercerie, mais avec des différences de prix allant jusqu'à 20 euro.

Il nous a fallu 2 heures à deux ( merci Corinne !) avec le pistolet pour bâtir cette grande courtepointe, c'est à dire deux fois moins de temps qu'avec la méthode traditionnelle, je ne suis pas à la recherche de la vitesse en soi, mais dans ce cas travailler à même le sol est inconfortable au possible et on ne peut pas toujours mobiliser longtemps une amie pour vous aider.

En suite les agrafes s'enlèvent facilement d'un coup de ciseaux, en quiltant je le fais au fur et à mesure.

Il ne reste qu'à retourner le patchwork bâti pour vérifier qu'il n'y a aucun plis : normalement quand on n'a brûlé aucune étape tout est parfait.