Pabat-jour tambour

lampe japonaise

lampe japonaise

 

 

Tout au commencement de ce blog, j'avais publié ce pied de lampe, réalisé en cours à l'association artistique de Vernouillet (cours de peinture sur porcelaine de Corinne Charles) et il me restait à trouver un abat-jour.

Dur-dur d'imaginer la forme et la couleur : les motifs, inspirés d'un service ancien de chez Haviland, sont délicats et ne doivent pas être écrasés par ceux, éventuels de l'abat-jour, les couleurs elles-même sont pâles.

En tous cas pas de blanc pour le fond de l'abat-jour, cela ne correspondrait jamais à celui de la porcelaine et de toutes façons ferait pâlot.

Pour la forme, j'ai hésité entre le traditionnel abat-jour "empire", une forme "pagode" et celle-ci plus contemporaine que l'on nomme "tambour", je crois.

Le "tambour" en question mesure 30 cm de diamètre et 20 cm de haut : la mesure du diamètre correspond à la hauteur du vase ce qui était recommandé par le livre de Mokette Olivier : pourquoi pas ?

Par la suite j'ai commandé sur internet ("mamzelle fourmi") de la batiste de chez France Duval d'une couleur beige-grisé. A l'arrivée du tissu : déception : je m'attendais à quelque chose d'un peu plus foncé, ce qui aurait assuré un contraste un peu plus franc avec le vase... mais j'ai décidé de continuer avec.

Pour animer ce tissu j'imaginais des broderies machine, des galons, des applications de tissu... tout cela avait besoin de maturer et j'ai laissé ce projet de côté et puis un jour Corinne m'a suggéré de broder, à la main, des envolées d'oiseaux similaires à ceux représentés sur le pied.

Dessiner cela allait encore mais broder à la main demandait la mise sur un métier, une interprétation des motifs au passé empiétant : beaucoup mais beaucoup de travail pour un résultat un peu imprévisible.

Puis m'est venue l'idée d'interpréter ces oiseaux à la peinture sur tissu, ce serait beaucoup plus rapide en tous cas et la peinture sur tissu ce serait une première pour moi.

J'ai choisi le blanc et le doré sous forme de feutres fins pour tissu + un feutre blanc à l'embout terminé par un pinceau. Ensuite sur une feuillle blanche de la longueur du périmètre de l'abat-jour, j'ai recopié des oiseaux en arrangeant des bouquets de feuilllages pour rythmer le dessin. Je les ai recopiés sur le tissu par transparence directement au feutre blanc en faisant de légers ajouts au feutre doré, car tout ça restait bien léger et avait besoin d'être relevé par des touches de couleur.

Chose dite, chose faite, tout baignait, quand vers la fin le feutre doré me fit une énorme tache ronde d'un bon centimètre entourée d'une auréole bien large !

Voilà pourquoi l'abat-jour est parsemé de motifs dorés sous formes de ronds et de petits points. Ces motifs ont été inventés pour dissimuler une tache, mais finalement j'en suis plutôt satisfaite...ce sont en quelque sorte mes bêtises de Cambrai à moi !

Et puis une fois l'abat-jour monté, j'ai dû remettre une épaisseur au pinceau blanc pour rendre les motifs plus lisibles.

Voilà mon travail avec ses ratés-récupérés, j'espère qu'il vous plaira,malgré tout ça et les progrès qu'il me reste à faire dans la fabrication de l'abat-jour lui-même pour faire correspondre au mieux les cercles métalliques et le polyphane : chez moi, il y a toujours un hiatus entre les deux :  je crois que je vais prendre des cours.